POURQUOI IL NE FAUT PAS S’ARRETER AU PREMIER ECHEC :

Quand j’avais 18 ans, je rêvais déjà de contrée lointaine, de partir et d’aller voir ailleurs, de vivre dans le plus d’endroits différents possibles. Je voulais découvrir quelque chose d’autre. C’est pourquoi j’ai décidé de partir 6 mois en Angleterre, pour commencer mes rêves d’expatriation.

J’avais toujours adoré l’Angleterre, un endroit où tout le monde avait l’air différent et un peu fou, dans le bon sens du terme. J’avais déjà été à Londres et j’étais tombée amoureuse de cette ville, de son ambiance, j’étais en admiration totale. Et j’étais certaine que ça allait être génial.

J’étais mal préparée, j’étais trop jeune et je n’avais pas encore la volonté de surmonter les difficultés liées à l’expatriation. Le truc c’est que malgré le fait que tu veuilles quelque chose intensément, ce n’est jamais facile de quitter sa zone de confort.  

Ça a été dur pour moi, je n’étais pas prête et j’avais idéalisé ce déménagement sans prendre en compte les difficultés futures, c’est pourquoi je n’ai pas eu la meilleure expérience pendant cette période.

Et depuis cette période, un grand nombre de personnes m’ont continuellement dit de ne pas partir à cause de ça. Ils me rappellent Bristol continuellement, et je ne peux pas leur en vouloir parce que je me suis déçue moi-même aussi.

Est-ce vraiment une bonne raison pour ne pas partir ? N’est-ce pas stupide de « porter » le poids des erreurs du passé ? Je ne suis plus cette fille naïve de 18 ans, devrais-je laisser tomber mes rêves parce que la première fois était un échec?

Il existe une différence significative entre la façon dont l’échec est vu en France (ou en Belgique) en opposition à la manière dont il est vu dans les pays Anglo-Saxons (et dans les pays scandinaves).

Ici, on stigmatise l’échec, on le renvoie à la valeur de la personne. Un échec est vu comme une honte, la personne n’est pas « assez bien » pour réussir. A cause de cette façon de voir l’échec, on nous pousse à un peu rester dans la norme et éviter les risques, pour ne pas se retrouver confronté à cet échec honteux. 

On a l’habitude de ce mode de pensée et on n’est pas souvent au courant que c’est culturel. Dans les pays anglo-saxons ce n’est pas comme ça que ça se passe. Un échec est synonyme d’avoir essayé, il est synonyme d’expérience. Il renvoie une impression de valeur, cette personne ose prendre des risques.

(Plus d’infos sur ce lien, pour ceux que ça intéresse )

Les conseils sont bons à prendre, les mauvaises expériences sont importantes à retenir, mais il ne faut pas se laisser définir par un échec passé. Nos proches veulent qu’on soit safe et heureux, et je comprends et je suis reconnaissante, mais que faire si tu n’arrives pas à faire partir ces rêves de ta tête ?

Je pense que c’est n’est pas une bonne chose de stigmatiser l’échec. Je pense que je dois prendre mon expérience à Bristol comme une leçon, une liste de choses à ne pas faire. Cette fois je suis préparée, je n’ai pas juste des illusions et des papillons dans la tête, je sais que ça va être dur de temps en temps, mais que ça va en valoir la peine. Je vais finir avec cette citation qui me parait appropriée 😀

Si tu veux faire quelque chose de grand et de diffèrent, tu ne devrais pas avoir peur de l’échec. Si tu te plantes, et que tu ne réessaye pas, c’est là que tu deviens un loser et que tu te laisses tomber! Accuse le coup, relève-toi et recommence!

Et toi ? Est-ce que tu as déjà laisser une erreur te définir ou t’empêcher d’essayer quelque chose ?

Tu as cette expérience comme leçon de vie, porte cette erreur comme un badge de connaissance et prépare-toi à être meilleur la prochaine fois et je suis sûre que tout se passera bien ! Et si mes rêves se transforment en un bristol n°2, et bien au moins ce sera drôle pour tous les gens qui lisent mon blog 😀

N’hésite pas à partager ton expérience dans les commentaires 😀

You may also like

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *